Accueil Date de création : 08/03/07 Dernière mise à jour : 02/05/12 18:49 / 28 articles publiés

UN ESSAI  posté le mercredi 02 mai 2012 18:49

TAILLEUR DE PIERRE

PIERRE, marbre, granit, grés, schiste, stone, stein, marmor, natur stein

la roche, la pierre, une véritable passion. Matière qui se déconstruit et se reconstruit, à l'infini et aux quatre coins de l'univers. Matière vivante où tout y est inscrit. tout le genre humain y a laissé des traces, toute son histoire y est marquée. Mais dans ses lits, elle aussi a une histoire, bien plus longue que la nôtre à l'échelle géologique. On en sort et on y retourne. Tout s'efface et en elle tout réapparait. Cette matière dont on fait partie, on ne peut s'en extraire. elle est tout, elle est si on peut dire comme Dieu car éternelle. Elle est le début, elle est la fin....





Bien sûr que la pierre, la roche, le minéral est vivant. Il vit, bouge, se transforme, pour un tailleur de pierre, c'est évident, entre lui et elle (la roche) un langage s'établit, et oui elle communique, car elle sait tout, elle a une âme, et elle beaucoup à dire cette belle, on en a déchiffré qu'une infime partie. En elle, toutes vérités y résident…

 

 

 

sculpture en marbre de bézier intitulée EVOLUTION

 

 

Bien sur que la pierre, la roche, le minéral est vivant. Il vit, bouge, se transforme, pour un tailleur de pierre, c'est évident, entre lui et elle (la roche) un langage s'établit, et oui elle communique, car elle sait tout, elle a une âme, et elle a beaucoup à dire cette belle, on en a déchiffré qu'une infime partie. En elle, toutes vérités y résident, il suffit de savoir en lire le message, car elle en a un, qui est universel.

L'analyse est profonde, et pour en comprendre, si ce n'est qu'un peu, il est bon d'établir un point zéro, et mettre en attente toute la frénésie à courir contre le temps qui lui est défini à jamais dans la roche et ce pour toujours. C'est indépendant de nos volontés, de nos concepts, nous faisons bien partie de cette matière, que ce soit à l'échelle atomique ou cosmique, nous sommes liés à elle, par le passé, le présent et le futur. On peut raisonner du mieux que l'on est capable de faire, qui que nous soyons, on est forcé d'admettre que d'un point de vue au moins atomique, c'est en son sein que l'on finit, c'est d'elle que l'on est nait. Pour ce qui est de l'esprit, de l'intellect, je réserve ce sujet à plus loin, car sur lui, il y a bien sur une infinité de questions, qui sont pour la majorité des théories sans réponse.

D'un point de vue matériel ou matérialiste, nous Humains, avons compris en partie, la mécanique de cette matière, c'est une évidence, mais ce qu'il y reste encore à découvrir est immense et je vous l'assure, indéfinissable, inquantifiable. Le sujet est vaste, c'est un chantier énorme, et qui que nous soyons, avons notre grain de sable à apporter. Prenons le temps et discutons. Il n'est pas question de connaissance, mais d'émotion, ce qui permet un débat vaste et illimité, cependant il est réel, même ultra réaliste.

Le débat est cristique, pour parler des cristaux, ( non pas critique) et je rajouterais, il est surtout christique, car bien sur il est lié. "Pierre (céphas) sur toi je bâtirais mon église"

 

sculpture en pierre de bitburg

 

voici donc pour illustrer mon texte, des pièces et images d'un Christ fait par mes soins.

 

 

Pour mettre un lien encore plus fort entre le Christ et la pierre (qui est pour moi et pour d'autres le messie et non pas un prophète), dans des écrits bibliques, à plusieurs reprises le Christ s'adresse à Pierre, Simon Pierre.

Parfois il parle à Simon, et parfois à Pierre, à d'autres il dit et parle directement à Céphas, qui veut dire pierre.

Ce n'est bien sûr pas le fruit du hasard, bien au contraire, cette façon de parler est trés précise et a une raison d'être. Le message est clair, Jésus parle bien de la matière, la roche. J'ajouterais et je terminerais en parlant des paroles liées au Christ et à la roche, c'est qu'aprés sa résurrection alors qu'il parlait aux apôtres, il s'adressait par deux fois à Pierre en lui demandant s'il croyait en lui, Pierre l'affirmait et le coq chantait. Mais le Christ dit surtout en s'adressant à Pierre. "Pierre quand tu étais plus jeune tu te ceignais tout seul, tu allais ou tu voulais, et quand tu seras grand un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudras pas"

Pour moi, je pense, simplement que le Christ avait la connaissance ultime, celle du temps et de la roche, il avait conscience du temps géologique, bien supérieur dans sa durée à celui du temps humain et du vivant. Il indiquait par cette phrase que Pierre petit était du magma, qu'il allait où il voulait, plus grand, une fois solidifié, il était de la roche solide, comme le granit, qu'un tailleur de pierre allait extraire pour le poser sur un édifice. Apres qu'il eu dit cela il dit à Pierre de le suivre. Sur ce sujet ,j'ai bien d'autres choses à dire, mais ne souhaite pas faire un cour théologique, même si pour moi c'est lié, je me retiens donc et vais tâcher d'aller plus loin dans mon analyse pour les plus cartésiens.

La roche donc , cette matière qui se déconstruit par elle-même, et se reconstruit indéfiniment ,est bien vivante, car elle est en perpétuel mouvement, à chaque tremblement de terre (au moins déjà sur terre), on peut le constater. Faut-il encore avoir la bonne définition de ce qu'est un être vivant. Pour moi être vivant c'est bouger. Mais donc alors tout bouge, tout l'univers est en perpétuel mouvement, chaque montagne bouge, la planète bouge, tout bouge, mais c'est affolant!!!

Ce que l'on croit de figé et statique, à notre échelle, en fait ne l'est pas, c'est toujours une question de temps. Un arbre qui dans sa formation plus lente que la nôtre, ne bouge-t-il pas?, et pourtant oui il bouge, grandit, évolue, pour la roche c'est pareil, mais à une plus grande échelle temps encore. Oui la roche vit. Chaque caillou que l'on voit est en mouvement, donc a une vie. La planète c'est un gros bout de caillou qui par je ne sais quelle magie, flotte dans l'univers. Notre système solaire ne ressemble-t-il pas à un atome avec des électrons tournant autour d'un noyau. Ne faisons-nous pas partie d'un atome, au milieu de milliards d'autres, formant sûrement des molécules et sûrement au final un corps? Pour rester en images, le magma de la terre, n'est-il pas comme son sang, les croutes terrestres comme sa chair, la terre comme sa peau, les océans et mers comme sa sueur, les forêts et arbres comme ses poils, et nous êtres

vivants comme des parasites (pas au sens péjoratif), ne sommes-nous pas ses hôtes? Allons-nous dans le sens de la contribution à son évolution? Des questions, des images qui ne disent pas tout mais qui méritent réflexion.

Chaque pierre que j'ai taillée m'a parlé. Elles m'ont toutes donné un message qui a dépassé mon besoin premier de vivre, manger, exister. Parfois, l'émotion était si forte, que je tombais à genoux et je priais, car j'avais peur que mon cerveau n'explose, tellement d'information venait en même temps et mon esprit ne pouvait toutes les contenir. Il n'y a pas vraiment de mots assez précis et puissants pour définir, expliquer ce vécu, mais je tente le coup, c'est pourquoi ce que j'écris n'est pas figé, chaque jour cela évolue, ma vie ne suffira à expliquer tout ce que j'ai ressenti, mais je vais essayer.

Notre système solaire est l’atome d'un corps céleste. Ce corps céleste que l'on nomme Univers, qui comprend tout ce qu'il englobe ainsi que tout ce qui l'englobe lui également, peut être appelé Dieu, il est immensément grand, infiniment, il est par définition partout, dans toutes les dimensions, à chaque instant, de l'éternité à chaque millième de fraction de seconde, jusque dans les abysses de l'infiniment petit. Il est, c'est un état.

Il est tous les espaces physiques, métaphysiques, les espaces temps, dans toutes dimensions connues et à découvrir et dans les 6 directions de l'univers. Il est tout et il est rien. Ainsi ceux qui y croient, ont raison, tout comme ceux qui ne le conçoivent pas.

Par cette image, tout notre corps "humain" est constitué de cellules, molécules et atomes. Chacun de nos atomes peuvent ainsi par déduction, être comme des petits systèmes solaires, des systèmes "noyaires", qui par leur quantité forment un corps, le nôtre déjà et est donc un certain univers. Mais aussi toutes matières physiques qui constituent ce que l'on voit donc physiquement sont également constituées d'atomes cependant organisés différemment.

Alors chaque petite pierre, chaque grain de sable, est une construction atomique. Ces atomes bougent toujours, bien sûr. Ils sont animés par une énergie, apparemment identique à celle qui anime le cosmos. Je suis donc presque sûr que rien n'est vraiment inerte, tout dépend de ce que l'on entend par ce mot, inertie, elle est vrai à notre échelle, avec nos conception humaine, mais pas à celles des deux géants qui sont l'infini petit et grand.

Je soulignerais que dans l'infiniment petit se trouve l'infiniment grand et vis et versa. C'est une question de capacité à voir, de faculté à pouvoir se placer dans le temps et l'espace. La technologie moderne nous permet d'aller plus loin dans l'infiniment petit et cela devient immensément grand. Il en est une règle identique pour notre conquête de l'univers. Sa découverte future est tout de même confrontée à certain paramètre d'espace-temps, de vitesse et de déplacement de matière sur des distances toujours plus grandes.

En théorie, elles sont difficilement surmontable, à moins de mettre au point une forme de déplacement virtuel, et ainsi pouvoir atteindre au moins la vitesse de la lumière, et même dans ce cas, certaines distances ne peuvent être atteinte avec des temps humains, On est forcé d'admettre quelques limites dans nos concepts.

C'est ma première déduction, je n'invente rien, le commun des mortels le sait, mais, cependant, en a-t-il conscience?

 

 

Pierre, stone, stein, sandstein, marmor, granit, minéral, roche, magma, basalte, schiste, tuf, peu importe comme on t'appelle, tu es la même, tu as des millions de visages, des milliards d'odeurs, des milliers de couleurs, tu es parfois dure, parfois tendre, parfois tu ne te tailles même pas, tu n'as aucune frontière, tu es la base de notre planète, tu reçois l'eau qui elle t'arrache des minéraux que nous buvons par après, par toi l'on se construit physiquement mais aussi spirituellement.

On te doit tout, et pourtant on te fait souffrir, on ne te respecte pas parfois, tu te nommes Gaius ou Gaia, on est tes hôtes, tu n'appartiens à personne, tu es nôtre véhicule, tu es nôtre planète. Par toi on circule dans l'univers. On espère un jour te dominer, mais que sommes-nous pour toi, à ton échelle de temps, (je te parle comme si tu étais vivante et pensante), que sommes-nous à part un détail dans ton évolution, dans ta formation, continueras tu à tourner si on ne fait plus partie de ta surface? Bien sûr que oui, après nous, il y aura autre chose, de différent, mais il y aura toujours quelque chose. Alors que faisons-nous de toi, alors que l'on te doit tout, tu es nôtre mère, et ce que l'on te prend tu le récupères un jour ou l'autre. Moi je te respecte, et je te crains aussi, car je sais qu'une petite de tes secousses me fera tomber, avec tous mes acquis. Je ne suis qu'un moment, alors que toi, tu es pour longtemps encore. Certains pensent que tu as 4 milliards d'années, moi je sais que tu en as au moins le double. C'est parce que mon esprit est trop petit, que je ne comprends pas que tu es vivante. Un jour pourtant, je sais qu'on démontrera qu'un caillou est vivant, que toi aussi tu vis, et alors on sera dit évolué.

Quand je taille ou sculpte une pierre, un caillou, j'affûte mes outils, d'une, pour être précis, de deux, pour couper en deux le trait que j'ai tracé sur sa surface, et je prends bien soin de tracer ma pierre avec une mine 0,5, histoire de définir ma précision. Par la suite, j'ai conscience que non seulement j'arrache des grains de sable, mais en plus je les fends, et pour aller plus loin, d'un point de vue, on va dire, alchimique (et théorique), j'espère fendre l'atome de chaque particule, en extraire son énergie et y inscrire une partie de mon âme, de mon esprit. C'est ainsi que je sais que mon caillou prend une nouvelle vie, avec une partie de la mienne. Après que je le pose, qu'il soit scellé, son histoire lui appartient. Mais ce que je tiens à dire, et ceci est concret, c'est que l'âge de ma pierre je ne le connais pas, elle s'est formée il y a des millions, voir des milliards d'années (toujours ce facteur temps), dans sa formation , sa construction très lente, elle a enfermé des milliards de bulles, d'air, d'oxygène et de dioxyde de Carbonne, moi alors en la taillant, je libère ces bulles de gaz et je pense....

Oui je pense, et me dis " ne sont-elles pas l'air originel de la terre, de notre planète, ne sont-elles pas, ces milliards de bulles comme le parfum de l'Eden? Alors, je pose mon nez sur ma pierre, j'ouvre mes narines, et j'inspire pour n'en perdre qu'une petite partie et je m'en imprègne, je me reconstruis au plus profond de mon âme.

La roche est un grand livre, même les géologues le savent car eux aussi cherchent à la déchiffrer. Les tailleurs en la taillant également, se promènent aux travers de ses pages. Tout est écrit dans cette matière, chaque caillou a une histoire. Chaque montagne, chaque falaise est une succession de lits, de bancs, et non seulement en les analysant on remonte le temps, inscrit à jamais en elle, mais quand on la taille, la sculpte, on en extrait son essence. Il est question d'esprit et non pas d'intellect, car beaucoup confondent intellectuel et spirituel.

Ainsi donc, quand je taille certaines pierres, roches, je découvre des fossiles, des coquillages et je prends alors conscience que la vie existait bien avant nous Humains. Je prends conscience que la mer recouvrait certains continents, soit parce qu'elle était plus haute, soit parce que ce sont les continents qui sont montés par des poussées géologiques. Je pense que la quantité d'eau sur terre est toujours la même, au pire les océans peuvent monter de quelques mètres, par la fonte des glaces, celles accumulées sur les montagnes, mais pas celles des icebergs, car eux sont déjà immergés. Donc, on peut imaginer une montée générale sur toute la terre de 10 mètres et c'est énorme, mais jamais de plus de 300 mètres. Et pourtant on trouve des marbres à cette hauteur, et il faut savoir que les marbres sont des calcaires et sont dus à de la matière organique, végétale et animale. On peut aussi se dire que si toute l'eau accumulée dans l'atmosphère, autrement dit les nuages, pourrait redescendre mais alors cela voudrait dire qu'il n'y aurait plus de ciel. On peut aussi penser que l'eau viendrait d'ailleurs, de l'espace, en météorite mais alors il en faudrait beaucoup pour que les océans montent de plus d'une centaine de mètres.

Donc là, j'avoue que j'ai un peu de mal à me projeter pour comprendre certains phénomènes naturels de notre planète. Parfois, je trouve également des explications géologiques justement, complétement illogiques. Il y a des grandes règles qui elles le sont, mais je me suis déja rendu dans des endroits où à 30 km à la ronde, on trouvait du magma, de la roche volcanique, des calcaires tendres, durs, des marbres, des grés, des granits déjà presque en sable de couleur jaune, et dans lesquels étaient figés des morceaux de granit plus jeunes de couleur grise en forme de boule. Alors là, honnêtement il n'y avait plus rien de logique, le Bazard complet. Dans mon esprit, c'était le chaos. C'est dans ces moments-là que je me sens tout petit et que je prends vraiment conscience que je suis un infime détail face à ma planète. Oui tout disparait, même les plus hautes montagnes finissent par disparaitre, alors je suis quoi avec une maison, ma voiture, mes sculptures ne vont-elles pas disparaitre aussi un jour ? Bien sûr que si, tout s'efface, disparait et réapparait, sous une autre forme certes, mais toute matière reprend corps. Au final, on finit tous en sable et en caillou, d'une manière ou d'une autre, et un jour, par je ne sais quelle magie de la vie, on va prendre la forme d'une plante ou d'un animal. C'est une boucle, une chaine. De la roche sont extraits les minéraux qui eux construisent toute forme de vie, et en premier les végétaux, que nous ingérons pour finir par nous construire aussi. Des animaux mangent des plantes, qui eux sont mangés par d'autres et ainsi de suite. Tout ce que nous mangeons nous construit. Mais la source, l'origine de cette chaine, c'est bien la roche, si elle n'était pas là il n'y aurait rien. C'est ça quand on dit la terre mère, la nourricière.

La roche a dans son sein du liquide, on le trouve en carrière, nous (les pierreux) on appelle ça le lait de carrière, et bien, nous, casse caillou, on est comme des bébés car on la taîte cette crème, elle nous nourrit. La pierre est plus tendre quand on la taille de suite après son extraction, parfois elle l'est de trop d'ailleurs, alors on laisse le temps faire sortir ce lait, pour qu'elle soit plus ferme. J'ai encore beaucoup à dire sur la matière roche, je n'en ai compris qu'une partie, d'autres s'efforcent aussi de la comprendre et chacun y trouve des éléments, car cette matière nous touche tous, on est tous lié à elle, par un fil aussi petit soit-il, il est la clew, et c'est par l'amour qu'il est maintenu, cet amour que la pierre, le roc nous a donné et qui nous permet d'être chaque jour un peu plus présents et en vie.

Cette matière qui est donc le berceau de la vie, est à l'origine de bien des connaissances. En voulant maitriser cet élément, l'Humain a élaboré des outils, s'est abrité, dans des grottes par exemple. Il a, au fur et à mesure de son évolution, mis au point des techniques pour répondre à des besoins. Ceux de se protéger, se défendre, vivre, manger, décorer...

Son premier outil était soit un bout de bois, soit un caillou, j'ai encore un doute à ce sujet, toujours est-il qu'il a surement pris un caillou pour tailler un bois, ou il a sûrement pris une pierre pour s'en servir d'arme, la pierre étant l'objet premier qu'il trouvait à ses côtés. Par après, il a travaillé ces cailloux (le silex).

Ainsi, avec des pierres plus dures, il a taillé des pierres plus tendres. Il a mis au point des outils qui servaient à répondre aux besoins de la communauté. Dans ces temps très reculés, des tailleries existaient, des carrières en extraction permettaient à des personnes de fournir à d'autres les éléments nécessaires pour chasser, pêcher, se défendre, sculpter. Cela devait surement être basé sur un principe de troc. Ainsi, au cours de cette évolution, les tailleurs se sont perfectionnés dans leurs techniques de taille, et ont appris à maitriser toujours plus la matière roche. Cette évolution très lente n'a cessé de parfaire des connaissances et par un système d'apprentissage, elle a permis la retransmission d'un savoir acquis sur des centaines, voire des milliers d'années. Les suivants perfectionnant toujours un peu plus les acquis des anciens. Le besoin de la communauté étant toujours plus important, toujours plus précis, les Humains de cette époque, ont mis au point des outils de plus en plus élaborés.

C'est ainsi qu'est né le métier de tailleur de pierre. C'est un des métiers les plus anciens, pour moi il est le plus vieux.

Les gens de cette époque, alors qu'il n'y avait pas encore l'écriture, répondant à leurs besoins premiers de survie, étaient dans l'oisiveté. La nature étant bien faite, elle leur apportait le nécessaire. Ils avaient du loisir, ils pensaient déjà, ils parlaient communiquaient et échangeaient. Ils rêvaient aussi, et avaient besoin de raconter leurs rêves aux autres, ils ont alors commencé à représenter des images, sur le sable pour commencer, puis en peignant à l'aide de pigments des parois, et ils ont aussi commencé à sculpter. L'image était les premiers verbes, naissait alors l'écriture. Ce sont les arts premiers. Les hommes (et femmes) de cette époque avaient déjà des croyances, des superstitions. Ils croyaient sûrement à la terre mère, le soleil était Dieu tout comme la lune, l'arbre. Ils croyaient aux forces de la nature. La foudre qui leur a surement apporté le feu était aussi une manifestation divine. Ils étaient en harmonie complète avec la nature et ils n'en prenaient que ce dont ils avaient besoin. Pour cela, ils étaient à mon goût, très évolués.

Donc, enfin apparaissait l'art. Je n'oublie pas que le fait de chanter, danser est aussi de l'art, mais je vais rester dans la sculpture et entre autre celle sur pierre. Alors l'Humain pour marquer un territoire, exorciser une croyance, communiquer avec des morts ou les esprits de la nature, se mit à représenter des divinités ou tout simplement ses prises de chasse ou encore sa bienaimée. On peut prendre en exemple la première Vénus ou les totems.

 

 

    

 

Souvent, je me demande ce qui a pu pousser l'Humain à devoir représenter par des images ses sentiments. Comment est- il arrivé à développer la démarche artistique ? Est-ce propre à l'Humain.?

Je ne crois pas, car dans le règne animal, des animaux expérimentent des parades amoureuses, élaborent des nids, chantent, dansent. C'est évident qu'il s'agit déjà des prémices de l'art. L'art est un mode d'expression, ses sens sont divers et variés. Le fait de chercher à embellir, améliorer un lieu, un objet, se décorer, se parer, manifester une émotion par un sifflement, un chant, se laisser porter par une improvisation, une inspiration amoureuse par exemple: c'est avoir une démarche artistique.

L'amour dans l'art a bien souvent été le carburant premier dans le mode d'expression de certains artistes. Ce n'est pas une règle générale, bien sûr, des artistes ont surement du basculer vers la haine, vers l'horreur voir même dans des côtés plus obscurs encore. Là, je ne critique pas, je constate, chacun sa démarche, l'artiste est en premier responsable de ce qu'il exprime (quand il a toute sa tête). Je pense que parfois il peut être animé par des sentiments plus destructeurs que d'autres, soit par écœurement, par dégoût, par incompréhension, par révolte aussi. Il n'est pas forcément toujours conscient de l'effet de ses œuvres sur la communauté qui va, elle, réagir à ses représentations.

 

Ce qui est certain, c'est qu'il s'exprime toujours en rapport à ses sentiments, avec sa perception de ce qui l'entoure et du monde qu'il voit ou s'imagine. A savoir si maintenant ses sentiments sont bons ou mauvais, s'ils contribuent à l'évolution collective ou au contraire s'ils nuisent à certains principes, c'est très difficile à dire. On peut se poser la question de la censure. Qui en définit les règles ? Sur quels critères ? Pouvons-nous tout exprimer?

Des artistes à certaines époques étaient censurés car ils représentaient des corps nus. De nos jours, ça passe mieux, du temps des grecs cela choquait moins, car culturellement, philosophiquement ils avaient une autre vision de l'Humain. L'artiste a une certaine responsabilité dans la société, parfois il est le seul à franchir certaines barrières, soit par provocation, soit par nécessité, il réagit comme ça. Je pense que c'est inné en la vie, il y a toujours au sein d'un groupe, une personne qui va voir là où tout le monde dit de ne pas aller. C'est ainsi que l'homme a toujours voyagé, découvert, pour survivre en suivant sa nourriture, ou par curiosité. L'artiste fait un peu pareil, il explore, analyse, cherche. Il est animé par des questions, des interrogations, ou il va tout simplement vouloir dire, expliquer des choses que seul lui voit. Il apporte alors une autre vision du monde au groupe, ce qui permet un nouveau positionnement des spectateurs. Bien sûr, souvent il dérange, car il remet en question des principes que l'on souhaite figés. Il n'y a rien de plus facile de contrôler quelque chose de statique. Il est aussi très difficile de se remettre en question, c'est bien souvent par peur, par superstition. Pour moi, un artiste remet toujours en question sa vision et celles des autres, il est en quête d'une perfection, d'un idéal, d'une universalité. Si l'humain ne se posait plus de question, il n'évoluerait plus. Alors qu'est-ce que l'évolution?

 

Il y a l'évolution au sens raisonné et humain, il y a aussi l'évolution générale, au sens physique et biologique, conséquence d'un environnement dont on ne contrôle pas tout. Si l'univers ou plus modestement, notre système solaire venait à se bouleverser, on ne pourrait qu'en subir les effets, ce serait une forme d'évolution. Le vivant prendrait peut être d'autres formes et nous pourrions soit muter, ou au pire disparaître. Pour ce point, je me réserve car on est loin de tout expliquer, et je pense qu'à l'échelle cosmique rien n’est impossible.

Il y a maintenant l'évolution Humaine, intellectuelle, matérielle et spirituelle. Ainsi, on est parti de l'arbre pour être à ce que l'on est aujourd’hui. On est parti du stade primitif pour être les Humains d'aujourd’hui. Primitif n'est pas péjoratif, j'aimerais plutôt parler d'état originel, état premier. Juste au moment où on flirtait (fleuretait) avec la prise de conscience, de soi-même et celle des autres. On prenait conscience de notre état et on s'est mis à organiser nos groupes avec des rites, des cultes. On vouait un culte aux morts. Les Humains de cette époque faisaient des rêves et parfois rêvaient de leurs défunts, c'est ainsi qu'ils ont eu conscience d'une éventuelle vie après la mort. Ils se sont mis à développer des croyances envers des entités, qu'ils ont souhaité mettre en image.

 

Leur besoin de communiquer étant toujours plus importants, ils ont donc commencé à développer le dessin et la sculpture. Comme outils premiers, ils avaient le bois et la pierre. Leur habilité devenant de plus en plus précise, ils furent obligés de perfectionner leurs outils. Ils élaborèrent des techniques pour répondre aux attentes. L'utilisation d'un outil entraînant par conséquence l'apparition d'autres possibilités, des formes de métier et d'art différents apparurent. Et ainsi de suite. L'Homme découvrit les métaux extraits de la roche, il apprit à maitriser le feu et les matières qu'il y plongeait. Ses outils alors évoluaient toujours et ses techniques aussi, tout commença à s'accélérer, les découvertes devenant de plus en plus rapides, les Humains circulant et communiquant de plus en plus, les échanges de matière et savoir allaient au même rythme. Les mathématiques, les chiffres, l'écriture voyaient le jour. Maitrisant plus ou moins la nature, les premières sédentarisations existaient et on se mit à cultiver les terres. Du stade de Nomade on devenait sédentaire (c'est dans terre). Les premiers villages apparurent. Les lieux de cultes sur lesquels les hommes érigeaient des dolmens par exemple, commencèrent dans leur technicité à devenir des concepts d'habitation. La roche étant toujours le matériau de base, on passait des habitations en terre ou terre cuite (au soleil) à des constructions de plus en plus dures. Commençaient à voir le jour les premiers édifices non plus en terre mais en pierre. Avant l'apparition des métaux, elles étaient taillées avec d'autres pierres plus fermes. Avec les outils métalliques, les techniques de taille se sont améliorées. Les bâtisseurs de l'époque commençaient à concevoir des constructions. Les métiers comme la charpente qui, elle aussi a une histoire fabuleuse, se conjuguaient avec la taille de pierre.

La géométrie faisait son apparition. On implantait les bâtiments avant de les construire.

La question que je me pose c'est à savoir comment les hommes ont pu mettre au point le carré, l'angle droit.

Ils sont partis du cercle c'est presque sûr. Mais, comment des civilisations éloignées et séparées par des océans ont pu définir cette forme si simple et si parfaite. Le cercle c'est pas trop difficile, la lune est ronde, donc cette image ils la connaissaient, la mise au point du compas ça demandait plus de travail, et la forme sphérique ou ronde existe à l'état naturel, par contre le carré, l'angle à 90°, c'est une conception humaine. Comment a-t-elle pu apparaitre? Par quelle raisonnement ? Je sais qu'il existe des cristaux qui se forme naturellement en cube parfait, je ne sais plus dans quels coins du monde, mais je sais que ça existe.

Je viens de comprendre qu'en fait l'angle droit, à 90 degré existe à l'état naturel, il est assez simple à démontrer, je suis assez idiot pour ne l'avoir pas vu avant.

Il suffit de prendre une casserole, la remplir d'eau, laisser l'eau se stabiliser parfaitement sous un robinet.

Ensuite on laisse couler un filet d'eau très léger, la rencontre de l'eau horizontale et celle verticale forme un angle droit, à 90°. Il existe donc bien cet angle, on l'a découvert, mais on ne l'a pas inventé. En fait c'est par observation que cela c'est fait. Maintenant si on pousse en effet dans l'extrême, les océans ne sont jamais vraiment droits, même si ils sont de niveau, la terre reste ronde. Comme certain disent, je l'ai déjà lu, le théorème de Pythagore, est inexacte car la justement, il serait valable dans l'extrême absolu, sur un plan infiniment plat. Mais bon pi existe quand même.

On commençait donc, à définir des tailles de blocs, les premières ouvertures étaient sur des principes monolithes, (jambage, linteau). Parallèlement à toute cette révolution technologique, les arts évoluaient aussi, les techniques de sculpture suivaient le chemin des pensées, des philosophies, des croyances. Tout se tenait. On voulait bâtir pour s'abriter ou se protéger mais aussi, en l'hommage des divinités, pensant qu'en faisant ainsi, on apaisait leurs colères et on obtenait leurs bienfaits. C'est dire à quel point les hommes étaient croyants et superstitieux, quand on voit la taille des monuments. C'est vrai sur tous les continents. Je pense qu'à ces époques, c'était magique quand on arrivait à faire tenir en l'air un linteau de plusieurs tonnes posé sur deux montants, des jambages, créant ainsi une ouverture. Les mesures, les modules commençaient à se définir, la notion d'esthétique devenait de plus en plus précise et était de plus en plus prise en compte. Les proportions se définissaient, en fonction des besoins, mais proportionnellement aussi à la destination du bâtiment. Je pense qu'avant de maitriser les premières règles du bâti, il y a dû y avoir bien des constructions qui se sont écroulées. Les conséquences de ces échecs ont permis aux Hommes de métiers de se parfaire. Ils savaient sur quoi bâtir, les fondations se précisèrent.

 

Pour les arts, comme la sculpture ou la peinture, l'évolution est aussi similaire. L'académisme s'imposait étant la représentation la plus réaliste de l'humain et de la nature. Les canons se définirent, des civilisations arrivaient même à perfectionner le réel et à en modifier les proportions naturelles. C'est pour dire le niveau tant intellectuel que technique qu'ils ont atteint. Pour le coup, je n'ai pas de sculpture égalant l'académisme des grecs par exemple, mais étant autodidacte, j'ai tenté un nu et un visage en taille directe. Je vous assure c'est dur, très dur, c'est très difficile de faire le beau d'une manière générale, mais le beau en académique, ça demande une maîtrise énorme de la matière et de l'habilité. Voici donc modestement mais deux pièces.

 

 

Le sculpteur que j'ai en référence sur le plan académique pour cela après Phidias et Michel Ange, ce serait Canova. Car, pour moi il a touché la perfection, c'est le plus contemporain, mais il doit y en avoir d'autres. Cependant, je n'ai pas de mal à concevoir que la beauté est relative, elle varie d'une personne à une autre et est influencée en partie par nos cultures. Nous, en Occident, on est beaucoup et encore influencé par la culture grecque par exemple, car ils ont mis au point les ordres et les canons. Les Romains s'en sont inspirés, mais il est d'autres civilisations qui ont par leurs évolutions, d'autres formes d'art ou d'images, d'autres techniques de construction, plus épurées, plus abstraites. D'autres encore sont plus dans le symbole que dans l'image en elle-même. Je me suis beaucoup intéressé au totem par exemple, c'est très passionnant. Mais on pourrait parler des arts islamiques, c'est aussi un très bon exemple pour étudier une certaine conception, de l'évolution d'un art.

 

De nos jours, avec la technologie numérique et robotique, le défi pour un sculpteur n'est plus dans la réalisation d'une pièce, car des robots parviennent très bien à faire de l'académique sur un plan technique, et on est qu'au début du phénomène. La copie n'est plus un problème. Il n'y a plus qu'un domaine encore à exploiter et j'ai mon idée sur ce point, je le travaillerais plus loin dans mes textes.

Donc, cette matière première qu'est la roche se trouve sous nos pieds, au-dessus de nos têtes. On est par nos histoires respectives, à l'échelle humaine, lié à elle. De tout temps, nous avons exploité ce minéral. A l'heure actuelle encore, car même si l'on construit principalement avec du béton, les ciments, les sables et graviers sont encore et toujours extraits de la roche. Dans certains pays, on concasse de la roche pour en faire du gravier ou du sable. A des époques, les corporations de maçons et tailleurs de pierre, ainsi que les imagiers étaient communes, c'est avec le monde moderne qu'elles se sont séparées, car leur évolution en a forcé la démarche.

Le métier de tailleur de pierre lui est toujours présent, beaucoup moins actif qu'au temps des cathédrales mais il est toujours là. Il est même de plus en plus d'actualité, car l'évolution liée à l'écologie, à la préservation de l'environnement, en fait une matière à exploiter. Il n'y a pas plus écolo qu'un bout de caillou. (À méditer)

 

Je reviens à l'époque où les hommes bâtissaient des monuments en pierre, ils construisaient principalement sur des principes monolithes. Ils commençaient à peine à oser défier les lois de la gravité. Les techniques devenant de plus en plus complexes et de mieux en mieux définies, ils mirent au point les premiers appareillages. Apparaissait enfin l'arc en pierre, l'arc en plein cintre. Cette découverte révolutionna le métier. On pouvait sortir des difficultés liées au poids, à la manutention, on pouvait extraire des plus petites pierres, les tailler à l'aide de gabarits, de plans, constituer des claveaux, et ainsi créer des ouvertures, franchir des obstacles, par la maitrise de l'arc en plein cintre.

On se mit à les faire de plus en plus long, de plus en plus haut et aussi de plus en plus profond. Et c'est parce que certains ont du s'écrouler que sont apparus les contres fort, afin de stabiliser les poussées sur chaque pied droit. Puis, alors les Hommes de métier laissant libre cours à leurs imaginations, jouaient et essayaient les arcs surbaissés, les surhaussés, et la platebande. Dans chaque partie du monde, les tailleurs de pierre développaient ce métier. Par des échanges en rapport avec le voyage, le commerce, les savoirs se mélangeaient et chacun apportait à d'autres un peu plus d'expérience. L'évolution de la taille de pierre était de plus en plus rapide. Les défis de plus en plus grands. On envisageait des bâtis de plus en plus complexes. Il faut aussi préciser qu'il y a la roche et les pierres. Des pierres, il y en a des quantités infinies, il y a les granits, les marbres, les grés, les calcaires tendres, les plus durs, les schistes, et j'en passe. Ce que je veux dire, c'est que suivant la pierre que l'on travaille on ne construit pas pareil. Les modules changent en fonction des hauteurs de bancs, des capacités qu'a une pierre à rester homogène, selon les contraintes physiques auxquelles elle va être confrontée. Soit par les aspects météorologiques, soit par les pressions qu'elle subira sous le poids de l'édifice, ou les poussées. Certaines règles sont à respecter, elles sont strictes et elles sont enseignées dans les différents apprentissages du métier. De nos jours, sous certains prétextes entre autre liés à l'argent, on aurait tendance à en oublier certaines. Il faut rester vigilant. La pierre nous impose une certaine rigueur, elle est naturelle, on ne peut donc que la prendre et l'exploiter telle qu'elle est, contrairement à d'autres matières, elle travaille beaucoup moins. On peut difficilement la transformer dans sa structure de base. Les métaux, on peut en modifier les trempes, les bois, on peut les imprégner de stabilisant, mais la pierre, elle, non. A la limite, on peut en modifier la couleur, mais pas encore sa composition interne. Il n' y a pour l'heure à ma connaissance qu'une forme de stabilisation par l'imprégnation de minéralisant, pour stabiliser les cristaux et minéraux qui la compose. Cela reste d'une maniére naturelle et non pas avec des produits artificiels comme des résines. La pierre réagit trés mal dans le temps avec eux.

En parlant du temps, je vais rebondir sur ce point et faire remarquer, que les Hommes de notre métier ont toujours, d'une manière générale pris en compte ce facteur. On n'a et ne bâtissons pas pour du court terme, on cherche à s'inscrire dans des siècles. Beaucoup de métiers de nos jours sont sur des temps très courts, c'est un peu la maladie du siècle à mon avis, alors nous, tailleurs de pierre, nous cherchons à pérenniser nos œuvres. Les meilleurs preuves sont, stone âge, les pyramides égyptiennes et amérindiennes, les temples grecs et romains, Babylone, les cathédrales d’Europe, amis aussi Angkor, ou en orient certaines mosquées, ou encore le tadj mA hall en inde, mais il en est bien d'autres et je ne peux toutes les citer, que trop peu connues. C'est pourquoi, j'aimerais pouvoir travailler sur toutes les constructions du monde, comme un ouvrier libre, œuvrer pour l'humanité dans son ensemble, peu m'importe les inspirations et aspirations de chacun. Tous les peuples ont des savoirs, aussi riches les uns que les autres, il n'y a pour moi et j'en suis convaincu, pas de races ou cultures supérieurs à une autre. Nous sommes tous des humains avec ce que cela entraine, et on pense tous faire de notre mieux, c'est sur aussi, moi je juge personne, c'est un métier juge, que je n'aimerais pas faire d'ailleurs, mais je le respecte, car il en faudra tant que l'humain sera ce qu'il est c'est à dire imparfait. C'est déjà dur d'être un homme, mais alors être parfais, c'est un but c'est clair, mais il me semble que cela soit inaccessible pour moi, certain y sont arrivé pourtant, donc je persévère. Et comme dit l'autre "qui perd ses vers dort tranquille".

Ce que je cherche à démontrer, c'est qu'à travers tous les continents, toutes les civilisations, on a bâti et pour beaucoup avec de la pierre, c'est une matière universelle (car il y en a aussi dans l'univers du caillou je le rappelle). Par elle, je voyage dans les six directions du monde et je soulignerais qu'il m'est difficile d'imaginer un tailleur de pierre complétement optu ou aigu et fermé à notre planète, à l'Univers, aux Humains, à la vie, car notre métier nous pousse inévitablement à l'ouverture. "C'est parce que je découvre mon métier et la matière que je travaille, que je me suis mis à aimer la terre, les humains mais aussi le vivant en général et toute les plantes le végétal et la magie de l'univers dans son ensemble."

 

Je reviens à nouveau au passage de la construction monolithe à l'arc en pierre. L'arc en pierre ou l'arc tout court est une révolution dans l'art de bâtir mais c'est aussi un symbole très puissant. L'humain, par lui, a évolué d'un coup et très vite. Il s'est mis à vraiment étudier le cercle et ses composantes et chacun connait les conséquences que cela a eu et a encore de nos jours, mais je vais cependant tenter de les développer. Ce sujet est vaste et plutôt glissant. C'est pour moi un exercice difficile car j'ai trop peu de vocabulaire et bien sûr de connaissance. Pour autant, il est juste crucial, dans mes recherches, mes interrogations et pour les sujets que je vais aborder par après.

 

 

 

sculpture "rencontre" conçu au compas

 

 

Il est  important de souligner le pas considérable qu'a fait l'humain dans son évolution, quand il a commencé à étudier l'arc et donc le cercle. Comme je l'ai dit plus haut, l'humain aurait découvert l'angle à 90° avant de maitriser la roue, je dis aurait car pour moi l'angle droit est une conséquence de l'étude du cercle, je n’ai pas encore trouvé le maillon qui les relie. A t'il d’abord inventé le compas ou l'équerre ? Le cercle, on le connait à l'état naturel (la lune) mais l'angle droit c'est déjà plus difficile à trouver amis comme dit plus haut il existe. La mise au point de l'outil, le compas, qui est l'outil pour moi le plus parfait jamais imaginé, est aussi dans sa conception assez évidente à trouver.

 

L'autre jour j'étais dans une carrière, et sur le front de taille une branche avait poussé, le vent la faisait tourner sur elle-même, à force de frottement, autour de son centre, son point d'encrage, des cercles se gravaient sur la roche, au fur et à mesure qu'elle grandissait, c'était très beau à voir. Donc, par observation de la nature, des hommes, (ou femmes), des Humains quoi, ont très bien pu mettre au point le compas et tracer des cercles. De là savoir s'ils avaient compris qu'on pouvait faire des roues, ça a dû mettre un peu de temps, mais ça c'est fait.

Des hommes donc se sont mis à étudier le cercle, merci Pythagore et bien d'autres encore. Par des mesures, ils ont calculé, comparé, analysé. Là, c'est assez flou au niveau de mes connaissances, car la géométrie et les mathématiques se confondaient. D'après ce que je sais, une caste d'Inde mettait au point les nombres de 1 à neuf, les Arabes le zéro. Les Egyptiens et les Grecs donc exploraient la géométrie en profondeur, découvraient les nombres d'or, dont PI , et alors voyaient jour les prémices de la trigonométrie et de toutes les règles mathématiques.

 

Quelle magie, quelle puissance donnaient à l'esprit, l'étude et la compression de l'étude du cercle. Cette Forme que l'on voit tracée est à nos yeux, selon notre raison, délimitée par sa circonférence, donc finie. Et bien, en voulant déterminer sa surface ou sa circonférence et par l'aide de PI, on est obligé de se soumettre au fait qu'elle ne l'est pas, tout simplement parce que ce nombre ne l'est pas non plus. C'est conceptuellement incroyable et tellement vrai. Le défi serait de trouver la fin de ce chiffre, mais pour beaucoup c'est peine perdue, et c'est là que c'est intéressant. On est confronté à une limite humaine, l'admettre est peut être difficile, mais elle est, cette règle, universelle, d'une autre nature qui dépasse l'entendement humain.

Alors, pour l'heure, on spécule sur le cercle, mais bien sûr aussi sur la sphère, passant ainsi au volume tout se démultiplie, c'est infini.

On peut imaginer une roue d'un mètre de diamètre, et une roue d'un km. En dehors des contraintes physiques, en théorie, l'une comme l'autre peut aller à la même vitesse, cela dépend de leurs vitesses de rotation. Ainsi, l'une peut aller infiniment vite, l'autre pourra aller à la même vitesse. L'une pourra être infiniment grande et l'autre infiniment petite, elles pourront aller à la même vitesse et atteindre des vitesses de déplacements identiques, il faudra juste que l'une tourne infiniment plus vite que l'autre, précisément la plus petite. En résumé, l'infiniment petit et l'infiniment grand sont sous certains paramètres égaux, et peuvent répondre à des définitions similaires.

Avec une pointe d'humour, tout dépend de la rotation de la queue de la vache et de la vitesse du vent.

Je ne cherche pas à démontrer un intellectualisme, je suis adepte de "je sais que je ne sais rien" et j'ajouterais que plus j'apprends, plus j'en suis convaincu. J'essaye juste de faire comprendre, qu'en partant d'une matière, d'un métier, je me suis interrogé, je me suis posé des questions, comme beaucoup d'autres et je touche maintenant certains points qui me paraissent universels, et je souhaite les faire partager. Quand j'écris des raisonnements comme cela, j'ai juste envie de dire que pour moi il n'y a qu'une chose qui me parait illimitée et universelle, c'est l'amour, avec un grand A, pas que l'amour du prochain, mais le vrai, celui qui nous fait tout aimer, les animaux, les plantes, la planète, les Humains, l'univers, tout ce qui fait que tout est et existe. C'est ça la nature, le fait que le soleil brille c'est la nature, le fait que les planètes tournent c'est aussi et encore la nature. Il ne faut pas avoir peur pour la planète, elle en a vu d'autres, il faut avoir peur pour nous, car c'est d'elle que l'on a besoin, elle se passe de nous, je vous l'assure. Je crains la terre, je sais que si elle bouge un peu, je tombe, mais j'ai aussi peur de certains hommes ou Humains, de leurs ignorances, et il y en a déja de trop des gens comme ça, je laisse à chacun le soin de les définir.

Allez je reviens à mon arc, et je quitte le cercle. Je divise en deux cette forme, j'obtiens une arche? Tiens ce mot me parle, une arche. L'arche de Noé? L’arche..., l'arche d'alliance? hoho, ça devient sensible. Non seulement, on parle d'une forme, mais aussi d'un symbole, et les symboles c'est très risqué, car cela nous touche au plus profond de l'âme. Donc l'arche, l'arc en pierre, pour revenir à mes moutons, c'est pour moi lié. En effet, l'homme réussissait à représenter, par lui-même, une forme, entre autre l'arc en ciel, symbole de l'alliance entre Dieu et les Hommes. Par un système d'appareillage et une maîtrise des techniques de taille, il arrivait à matérialiser un symbole, un phénomène naturel.

Un symbole car quand Noé sorti de l'arche et que les eaux furent descendues après la colère de Dieu (d'après la Bible mais aussi d'autres mythes sur le déluge), Dieu donc tendit un arc dans le ciel, il représentait l'alliance qu'il faisait avec les Humains, pour qu'ils se rappellent qu'ils n'interviendrait plus (Dieu). Si Dieu est, pour moi, étant parfait, il n'a qu'une parole, donc chaque fois que je vois un arc en ciel, je me dis, que je peux attendre longtemps que Dieu vienne juger les hommes, je pense que cela n'arrivera donc jamais, le jugement devrait être d'une autre nature, et pas par une quelconque intervention divine.

Voici alors que l'arc existait, je ne sais quel peuple aurait mis au point cette technique, mais les premiers tailleurs de pierre qui en firent un, sont surement tombés à genoux devant cette merveille. Enfin, ils sortaient de la lourdeur du monolithe, ils pouvaient commencer à voler dans les airs. Les Romains par exemple, ont vraiment exploité cette architecture. Les traces qu'il en reste sont bien ancrées dans nos esprits. (Pont du Gard, arènes...)

les voutes en berceau fleurissaient. Toute cette maîtrise accumulée, se transmettait, les uns perfectionnant les savoirs des précédents. Par le fait que les hommes de ces époques, comme de tout temps, voyageaient, les connaissances se mélangeaient, la maîtrise de l'arc s'étendait sur tous les continents. On voulait bâtir de plus en haut, de plus en plus léger. L'art roman enfin, exploita vraiment les acquis et la géométrie descriptive prenait le dessus. Les études sur les techniques de construction se parfairent, les premières voutes d'arêtes s'expérimentaient.

La sculpture aussi suivait en parallèle des évolutions fulgurantes. Elle n'égalait pas toujours les arts grecs mais la prenait en référence. Car les grecs, d'un point de vue académique, ont difficilement été dépassés, voire pas du tout, mais la sculpture avant et pendant le moyen âge, était bien présente. Certaines religions, croyances en orient et occident, bannir la représentation humaine et divine, et des formes d'art nouveaux naissaient. On décorait sans images inspirées du vivant animal et humain, et on n'exploitait que la représentation géométrique et florale. Le résultat est très enrichissant.

Je me suis aussi demandé comment certaines philosophies, croyances, ont pu ainsi exclure de leurs expressions les représentations divines. Cela concerne pas mal de monde, car c'est en partie à l'apparition des croyances monothéistes. En parallèle des civilisation égyptiennes, grecques et romaines. Elles sont les religions qui sont communes à la bible, et ça fait du monde. Cela comprend, les chrétiens (protestant, catholique, orthodoxe, rasta, et bien d'autres branches, prenant en référence le Christ comme le messie), mais aussi les hébreux et musulmans. J'en oublie peut être mais ce n’est pas important. Ce qui est important c'est plutôt pourquoi on n'a plus, pour certains, souhaité représenter des divinités. Tout d’abord, parce que du fait que l'on considérait Dieu comme unique. C'est déja un point principal. De deux, car il est écrit que nul n'a vu Dieu. Donc pas d'image. Cependant, dans l'ancien testament il est écrit que Dieu nous a fait à son image, il aurait même dit, après qu'il aurait conçu Adam, "maintenant qu'il est comme nous" alors Dieu serait-il plusieurs? Il est aussi écrit que Dieu aurait des mains, on peut alors se demander qui détient la vérité. En fait il n'y en a pas une mais plusieurs et je cherche encore.

Enfin ce débat, et il en est un, est vaste et chacun voit midi à sa porte, moi je dis juste que de tout temps l'homme à souhaiter louer les anges, les saints et autres entités. Pour cela, il a toujours eu besoin d'avoir des images, ou des lieux dit saints pour prier, se recueillir, c'est comme ça. Pour ma part, quand je suis devant mon caillou ou une montagne, ou un arbre, je sais que je suis déjà un peu comme devant Dieu. Cela ne me dérangerait pas de travailler sur un édifice religieux quel qu'il soit, peu importe la croyance.

 

Je pense qu'il y a aussi de la superstition, certains pensent que l'image, est la divinité elle-même, alors que justement, ce n'est qu'une image, un symbole, pour marquer l'esprit. Des cultures croient que dans l'image représentée l'entité prend place, c'est une croyance que je respecte, car pour ma part j'ai mon expérience à ce sujet, mais pour l'heure, je raisonne juste en professionnel, c'e n'est pas l'image que je respecte, c'est le travail du sculpteur ou du tailleur de pierre qui a, toujours pour moi, plus de valeur, donc je n'y touche pas, car c'est le fruit d'un savoir très ancien, des litres de sueur, d'expérimentation, de mains habiles.

Ainsi, des œuvres inestimables ont été faites, de véritables chefs d'œuvre humains, ayant atteint des extrêmes de perfection, que même avec toute la technologie moderne on ferait difficilement mieux. Donc, respect absolu aux anciens et à leurs travaux.

J'ajouterais simplement, que plutôt que de claquer des milliards à faire des guerres, on ferait bien d'investir dans la restauration et la restauration du patrimoine arcitectural humain à travers le monde, sans oublier de donner à manger au plus pauvres biensûr. On créerait de l'emploi et l'économie ne s'en porterait que mieux.

 

L'art roman donc développe et exploite des connaissances. On met au point la géométrie descriptive, la stéréotomie, pour définir nos pierres qui vont servir à bâtir, voûtes, escaliers, baies, ouvertures et ainsi de suite. On pousse les difficultés toujours plus loin. On maîtrise toujours plus les descentes de charge, et voulant alléger les constructions, pour plus d'espace et de lumière, on met au point les croisés d'ogive. Vient alors le gothique, et là vraiment on touche l'incroyable, des hauteurs de voûtes extraordinaires, des portées immenses. Tout devient presque miraculeux. L'Humain se tient debout, il est comme maître de la matière. On passe des châteaux forts aux châteaux, ils n'ont plus la seule fonction de défense, on passe de bourgs à des villes. La société est de plus en plus organisée. Les climats sociaux s'apaisent, on évolue. il y a bien longtemps qu'on ne fonctionne plus en tribu. La monarchie, et la dominance religieuse laissent place à la démocratie et à la république. Tout va de pair.

Une évolution en entraîne une autre. Plus on perfectionne nos connaissances, plus la société évolue. Les penseurs et philosophes sont de plus en plus pris en compte, on commence à pouvoir s'exprimer librement. On ose remettre en question Dieu et les fois qui nous animent.

Les arts et l'architecture suivent le même mouvement, et on fait de plus en plus beau, de plus en plus décoré.

 

Renaissance, Rococo et ainsi de suite. Ce n'est plus que la religion qui nous inspire, on bâtit aussi bien pour du civil que du militaire. Les bâtiments apparaissent de partout, les uns voulant faire plus beaux que les autres. C'est de bonne guerre. L'architecture militaire elle aussi suit son chemin, occultant la notion d'esthétique, se concentrant uniquement sur l'aspect d'efficacité et de défense (Vauban par exemple).

Puis, je résume, apparait le béton. Il était déjà connu depuis très longtemps, mais la différence, c'est qu'on y intègre des armatures. On est plus soumis aux contraintes de l'appareillage en pierre, et des difficultés que cela entraine. Il faut aller vite, répondre aux besoins des citoyens de s'abriter, car on est de plus en plus nombreux. On n'utilise plus alors la pierre comme unique moyen de construction, l'activité du métier s'aténue, de la necessité à utiliser cette matiere on passe au luxe. La pierre plutôt que d'être un matériau de base essentiel, elle passe au second plan, et laisse place, par la force des choses à l'architecture moderne, béton, fer, verre et bois.

Voila pour moi où on en est. Il n'y a rien d'alarmant là-dedans, c'est l'évolution. Mais la pierre a encore sa place. Toutes les technologies modernes, pour transporter, travailler, exploiter cette matière, vont l'aider à renaître. Elle n'a pas dit son dernier mot, la belle, on va pouvoir aller encore plus loin maintenant. Avec le précontraint, les liants de plus en plus perfectionnés, les robots, l'informatique, on va pouvoir se libérer, et concevoir encore mieux. L'écologie va permettre à la pierre de prendre un aspect complétement contemporain, car oui la roche est écolo, 100% naturelle, 100% biodégradable.

Elle répond à beaucoup de normes thermiques selon son épaisseur. Dans une maison en pierre, en hiver, il fait chaud, en été, il fait frais, sa température se régule par elle-même. Mais la roche a bien d'autres qualités et suivant son utilisation, elle réagit très bien aux normes sismiques par exemple.

Maintenant, en dehors du fait qu'elle est belle, et qu'on ne remplacera jamais la beauté d'une pierre naturelle par quelle que matière artificielle que ce soit, rien ne sera aussi beau que certains marbre, granit, quartzite avec des couleurs hallucinantes, des tableaux à eux seuls, qui se sont formés sur des millions voir milliards d'années.

La matière roche a encore du chemin devant elle, et même si un jour on va sur Mars, c'est encore sur elle que l'on va se poser, on va l'analyser pour déchiffrer ses lits, voir ce qu'il y est écrit. On exploitera sûrement encore cette matière là-bas et j'espère un jour faire partie des tailleurs de pierre ou sculpteurs qui la travaillerons cette matière de Mars, car apparemment il n'y a que du caillou sur cette planète. On espère trouver dans son sein de l'eau et si c'était le cas, c'est qu'il y a sûrement eu une forme de vie organique. A ce moment-là, il devrait peut-être y avoir des marbres ou autres calcaires. Je suis déjà sûr qu'il y a des grés et du granit. S'il y a d'autres types de roche, c'est possible mais le temps dira par lui seul.

J'écris aussi ces quelques lignes pour m'adresser aux tailleurs de pierres de nos jours qui liront ces pages et dont certains ont peur des nouvelles technologies et s'acharnent à ne vouloir travailler qu'à la main par exemple. Rien ne sert à fuir ce dont on a peur, il faut au contraire l'affronter. C'est le meilleur moyen pour le contrôler. Nous ne pourrons pas échapper au modernisme. Travailler avec des commandes numériques est une expérience fabuleuse pour un tailleur de pierre. Car, c'est prodigieux ce que l'on peut faire avec ces outils. Une machine peut réaliser ce qu'on lui intègre comme données, mais, elle ne peut pa encore, à ma connaissance, concevoir sans aucune aide extérieure. Si toutefois, cela était le cas et qu'elle était capable de le faire, pouvons-nous encore parler de machines ou de robots ? Je ne crois pas qu'il existe une technologie moderne avec une intelligence artificielle capable de rêver ou d'avoir des sentiments sans aucune programmation humaine. L'outil évolue mais le tailleur de pierre reste le même. I l faut juste prendre garde de ne pas s'écarter trop loin des bases du métier.

L'expression "Il faut rendre à César ce qui est à César" est très bonne pour la roche et tous les métiers qui en découlent. Les connaissances actuelles n'auraient jamais pu apparaître si le métier de tailleur de pierre ne s'était pas développé. C'est par la découverte et l'étude de cette matière que l'Humain s'est élevé. C’est en maitrisant cette structure qu'il a pu atteindre des niveaux supérieurs tant intellectuels que spirituels. Il faut juste préciser que toute cette masse rocheuse, solide et liquide, ne nous appartient pas. Elle nous est prêtée et, nous faisons partie de son cycle fermé à jamais. Où que nous soyons sur terre et dans l'espace, cette règle serait imposée. Il n'y a que l'esprit ou l'âme qui pourraient éventuellement échapper à cette règle. Et encore, c'est à débattre car au-delà de l'atome et des plus petites particules connues, pourraient apparaître, avec une éventuelle découverte du Boson de Higt, "la particule de Dieu", des éventualités sur l'évolution générale de la matière. L'énergie qui est l'esprit et qui constitue l'âme n'en serait-elle pas non plus prisonnière ?

je tiens à dire que ce texte est un essai, il évolue chaque jour, car j'en apprends tous les jours un peu plus, que j'aimerais rencontrer des philosophes, mathématiciens, des maçons, des casses cailloux, des hommes des femmes de tout horizon qui cherchent aussi, pouvoir compléter ce développement, je suis adepte de " je sais que je ne sais rien" j'ajoute simplement que plus j'apprends plus j'en prends conscience, mais je resents, et il m'arrive de voir aussi.

J'ai de la chance d'être en république française, en Europe, où l'on peut s'exprimer, j'en ai bien conscience aussi, même si c'est fragile une démocratie, et qu'elle n'est jamais acquise, je tente de contribuer du mieux que je peux à son évolution, à ma manière, car on est tous et toutes acteurs et actrices de sa cité. Cela ferait partie de certains devoirs de tous citoyen, d'apporter sa pierre à l'édifice commun, qu'est celui de concrétiser un monde meilleur. Chacun le fait à sa manière, moi j'ai choisi en partie les images qui sont pour moi un langage universel.

Je souhaite encore ajouter que je me sents surtout citoyen du monde, c'est pourquoi je recherche une forme d'universalité, pour m'entendre avec un maximum de gens, mais on ne peut pas plaire à tout le monde non plus, c'est évident, désolé. Malgré ma chrétienté, j'ai encore du mal à tendre la joue gauche, mais je m'entraine, cependant je crois en l'amour, c'est déjà pas mal. J'évite simplement et surtout d'être bon à rien.

 

Pour conclure, en ce qui concerne Dieu, qui est un débat sans fin, existe-t-il? Est-il mort? Je sais que personne ne peut ni m'affirmer, ni prouver qu'il n'existe pas, alors certains y croient, moi aussi, parce que tout est, Dieu est, mais ça me regarde et je respecte les non croyants. Je veux bien admettre que je ne suis pas encore assez évolué, cependant j'en suis revenu de cet affranchissement. C’est inutile de croire et de faire du mal par plaisir, c'est aussi mon avis. J'ai déjà tenté l'anarchie, c'est dur, se passer d'un maitre c'est possible, en le devenant soi-même, mais démontrer et être à cent pour cent sur que Dieu n'est pas ce n’est pas possible pour moi, je pense que l'on peut avoir une éventuelle réponse, qu'à sa mort et encore, qui elle est aussi naturelle que sa propre naissance.

Moi je fais une différence entre Dieu et les religions, je sais qu'il est unique et pour tous l'univers, donc pour tous les humains, je me moque de comment on l'appelle, je suis français, je parle donc français. Il y a certain jeu de mot que je fais qui ne sont vrai que pour un français qui parle cette langue, c'est le défaut un peu du verbe, contrairement à l'image qui elle parle d'elle-même, sans texte.

Avec des amis on s'amusait à parler de Dieu (je ne sais pas si ils y croyaient d'ailleurs), très bon exercice, comme ils m'ont expliqué, je tente de le faire:

"Si Dieu est, alors vu qu'il est tout puissant, il est alors capable de se détruire à volonté, comme il le désir et renaitre par sa seul volonté, il nait par lui seul, avec rien autour, et il est ainsi capable de faire cela par sa seule pensé qu'il s'est aussi créée, en partant de zéro à l'infini et pour l'éternité. C'est la toute-puissance."

On pourrait ainsi en parler des siècles et ce discours reste intellectuel, après il est bon de le vivre.

Je terminerais par une anecdote:

 

mon fils qui c'est toujours posé des milliards de question parfois complétement inutiles, comme moi d'ailleurs, il devait avoir 6 à 7 ans, il me bassinait avec Dieu et surtout l'infini. Il voulait comprendre l'infini, pour ça je lui ai dit de compter, ce qu'il a fait pendant pas mal de temps, j'avais mal au cœur, quand il en a eu marre de compter à voix haute, je lui dit " ben tu vois, t'as pas fini de compter et pourtant l'infini c'est encore plus que ça" il avait compris, je crois par la force des choses.

 

Ensuite pour Dieu, c'était une autre histoire!!! . C'est une sacré responsabilité de dire pour un parent, à un enfant si Dieu existe ou non. Moi je ne me sentais pas en droit d'affirmer quoi que soit. Je l'encourageais à chercher. Alors tous les jours il me demandait "mais papa est ce que Dieu existe?" je lui disais que je ne savais pas, que certains y croyaient, d'autres pas, tout le monde croit avoir raison. Alors il insistait et je maintenais ma position et n'affirmais rien. Puis finalement comme il n'avait pas de réponse, il finit par me poser la bonne question " mais papa, est ce que TOI tu crois en Dieu?" là j'ai pu lui répondre, je lui dis que oui, mais je précisais que c'était un avis personnel, et qu'il devait lui trouver sa réponse. Il ne posa plus la question, il avait je pense la bonne réponse, ou il en est maintenant, je ne sais pas, on en a plus parlé et il a seize an.

 

moi je sais que Dieu avant d'être dans un lieu religieux, il est partout et surtout dans son cœur, c'est notre cœur le premier refuge, il est amour, car il est la vie avant toutes choses. L'amour fait des miracles, et l'amour peut être aussi très dur, et juste, mais avec lui rien n'est impossible.

J'aimerais donner un sens à mes écrits, je suis partie du caillou et j'ai aimé cette matière qui n'est pas le fruit de ma conception, je suis tailleur de pierre et imagier, et non un créateur, je conçois c'est tout et encore, j'ai bien d'autres choses à dire à ce sujet.

J’aime la roche et donc la terre, et donc l'univers, j'aime aussi du coup tout ce qui se trouve sur cette planète, les océans, les animaux, les plantes, et au final l'humain. Cette terre qui nous donne sans compter, on en fait quoi? On veut être comme des Dieux?, c'est normal, sans défauts, immortels, c'est comme cela qu'on a évolué, il n'y a rien de condamnable, mais on a aussi le libre arbitre, c'est aussi ça le danger du pouvoir, alors on va en faire quoi de cette planète qui est parfaite, on va laisser quoi à nos enfants? On est sur le paradis, et on est une exception dans l'univers, faut pas qu'on loupe ce coche, on est responsable de ce qui s'y passe, qui que nous soyons. Ne faisons pas de cette terre un enfer. Vous savez il ne faut pas avoir peur pour la terre, elle en a vu d'autres, des biens plus graves que nos petites bombes, on est un détail dans sa formation, par contre elle nous a donné la vie et c'est pour cela qu'on lui doit tout, alors respectons la, aimons la, comme elle nous aime.

Merci de me lire

Bien à vous

yann

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MON DERNIER CAILLOUX QUE J'AI TAILLE  (SCULPTURES PERSO) posté le jeudi 22 décembre 2011 18:38

Blog de art2pir :ART2PIR, MON DERNIER CAILLOUX QUE J'AI TAILLE
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le fleuron taillé et posé  (SCULPTURES PERSO) posté le samedi 26 novembre 2011 09:43

Blog de art2pir :ART2PIR, le fleuron taillé et posé

voici donc le fleuron que j'ai taillé une fois posé sur son clocher

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article de presse action art2pir  (projet ART2PIR) posté le jeudi 06 octobre 2011 19:56

Blog de art2pir :ART2PIR, article de presse action art2pir

pour plus de renseignement http://www.yannjost.fr

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action art2pir à obernai  (projet ART2PIR) posté le vendredi 09 septembre 2011 16:52

Blog de art2pir :ART2PIR, action art2pir à obernai

détail de sculpture

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